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Comment ça marche

Comment fonctionne Pocket Botanist.

Les chiffres que nous publions, d'où ils viennent et comment les interpréter. Pocket Botanist est une application honnête, et cette page sert à garder toute la transparence nécessaire.

Couverture : 412 000 espèces

Le chiffre de 412 000 espèces correspond au nombre approximatif de taxons que le modèle d'identification peut reconnaître avec un bon niveau de confiance, couvrant tous les grands groupes : plantes à fleurs, conifères, fougères, mousses, lichens et champignons.

Pour donner un ordre d'idée, la référence pour les plantes vasculaires est la World Checklist of Vascular Plants (WCVP), gérée par les Royal Botanic Gardens, Kew, qui répertorie actuellement environ 350 000 espèces acceptées. Notre couverture va au-delà des plantes vasculaires pour inclure les champignons et les taxons non vasculaires, ainsi qu'une longue liste de synonymes, de noms régionaux et de cultivars du commerce, ce qui porte le total à ~412 000.

La couverture est plus précise là où les données d'entraînement sont les plus riches : plantes d'intérieur courantes, plantes ornementales de jardin, cultures agricoles et flore tempérée d'Europe et d'Amérique du Nord. Elle est moins détaillée pour les espèces tropicales rares, les taxons décrits récemment et la flore régionale peu documentée en photos sur le web.

Vitesse d'identification

La mention « environ une seconde » sur la page d'accueil correspond au temps médian entre le moment où tu prends la photo et l'affichage du résultat, mesuré sur le trafic récent avec une connexion 4G ou Wi-Fi classique. Une connexion plus lente, des photos très lourdes ou un réseau saturé peuvent allonger ce délai à quelques secondes. En mode hors ligne, où l'appareil photo et la collection restent accessibles mais où l'identification nécessite une connexion, cette estimation ne s'applique pas.

Le détail de cette seconde : redimensionnement et compression de la photo sur l'appareil (environ 100 à 200 ms), envoi vers l'API du modèle (200 à 500 ms selon le réseau), calcul du modèle (200 à 400 ms) et retour sur l'appareil (durée similaire à l'envoi). Le modèle ne tourne pas sur ton appareil, et on t'explique pourquoi plus bas.

Précision et indice de confiance

Pocket Botanist affiche un indice de confiance pour chaque identification, sur une échelle de 0 à 100. Ce chiffre correspond à l'estimation par le modèle de la probabilité que son premier résultat soit correct au vu de la photo. Ce n'est pas une probabilité statistique rigoureuse, mais en pratique, c'est un très bon repère :

  • 90 à 100 : confiance très élevée. L'espèce est courante, la photo est nette et le résultat est presque toujours juste.
  • 70 à 90 : confiance élevée. L'espèce est bien représentée dans les données d'entraînement et la photo est correcte, mais le modèle peut encore confondre des espèces quasi identiques à ce niveau.
  • 50 à 70 : confiance modérée. La photo est ambiguë (une seule feuille, mauvaise lumière, vue partielle) ou l'espèce a de proches sosies. On affiche le premier résultat avec les alternatives probables juste à côté.
  • En dessous de 50 : confiance faible. Le modèle propose sa meilleure hypothèse et indique clairement qu'il a un doute. On préfère être honnêtes plutôt que trop sûrs de nous.

On ne donne pas de « pourcentage de précision » unique, parce que ce chiffre varie énormément selon la plante, la photo et les conditions de prise de vue. La précision est très élevée sur une photo nette d'une plante d'intérieur courante avec un bon éclairage. Elle est bien plus basse sur une simple feuille d'une plante sauvage difficile à distinguer d'une autre avec une mauvaise lumière.

Taxonomies de référence

Les noms d'espèces suivent la World Checklist of Vascular Plants dans la mesure du possible, avec la GBIF backbone taxonomy comme référence secondaire. Pour les noms vernaculaires et les usages régionaux, on s'appuie sur la taxonomie collaborative d'iNaturalist. Quand les taxonomies ne sont pas d'accord (ce qui arrive, surtout après des révisions de genre récentes comme le passage de Sansevieria dans Dracaena), on privilégie la classification la plus récente validée par les pairs, tout en indiquant l'ancien nom s'il reste très utilisé.

Comment fonctionne le diagnostic

Le diagnostic utilise le même modèle avec des instructions différentes. On envoie la photo et un bref contexte (l'espèce, si elle est connue) et on demande au modèle d'identifier les symptômes visibles, de classer les causes probables et de suggérer d'abord l'ajustement le plus simple. Le diagnostic fournit une explication rédigée plutôt qu'une réponse catégorique, car les problèmes de plantes ont souvent plusieurs causes possibles.

Privilégier l'action la plus douce est un choix délibéré : on peut vite aggraver la situation en se précipitant sur un fongicide ou un rempotage, alors qu'il suffisait d'arroser un peu moins ou de rapprocher la plante de la lumière.

Pourquoi le modèle tourne sur un serveur

On a envisagé de faire tourner le modèle directement sur l'appareil. Cela permettrait d'identifier les plantes hors ligne, de réduire la latence dans certains cas et de se passer de connexion réseau. Mais l'application serait bien plus lourde à télécharger (un bon modèle local pèse plusieurs centaines de mégaoctets), la précision serait moins bonne (un modèle assez léger pour un téléphone apprend moins bien) et on ne pourrait pas déployer d'améliorations sans mettre à jour l'application.

On a choisi le serveur pour la même raison que la plupart des applications d'identification : cela nous permet d'utiliser le meilleur modèle possible, de déployer des améliorations chaque jour et de garder une application très légère. La contrepartie, c'est l'aller-retour réseau ; l'avantage, c'est la couverture d'environ 412 000 espèces.

Quand on se trompe

Il nous arrive de faire des erreurs. L'indice de confiance t'aide à les repérer, mais il ne voit pas tout. Quand plusieurs espèces se ressemblent beaucoup, l'onglet Science affiche une section « Autres possibilités » listant les autres pistes avec leur propre indice de confiance, et tu peux explorer chacune d'elles. Quand l'identification est certaine, cette section n'apparaît pas, car aucune autre espèce n'était assez proche. Consulte notre FAQ et notre Politique de confidentialité pour savoir comment sont traitées les données.

Mises à jour de cette page

Cette page est mise à jour quand les chiffres changent de manière notable. Toute évolution importante sur la couverture, la latence ou l'architecture du modèle fait l'objet d'une note datée ici. Les petites améliorations quotidiennes du modèle sont déployées en continu sans être signalées ici.

Sources et références

  1. Royal Botanic Gardens, Kew, « World Checklist of Vascular Plants ». powo.science.kew.org
  2. Global Biodiversity Information Facility, « GBIF backbone taxonomy ». gbif.org
  3. iNaturalist, « Curator guide: taxonomy ». inaturalist.org